Dead Drop

07 mars 2011

Dead Drop

Le concept du "Dead Drop" est un réseau peer-to-peer "P2P" de partage de fichiers de manière hors-ligne. Il est déconnecté du réseau internet, grâce à la mise à disposition de fichiers dans l'espace public.

C'est au moyen de lecteur flash USB, intégré dans les murs mais aussi les trottoirs, et à disposition de tout le monde appartenant ainsi au domaine public. Ainsi, tout le monde est invité à déposer ou venir retirer des fichiers. Branchez votre ordinateur à un mur ou un poteau et partagez vos fichiers et données préférées.

Chaque clef et installée vide a l'exception d'un fichier de type texte: readme.txt, expliquant le projet.

Il est aussi possible de participer au projet autrement, en installant soi-même une clef USB dans sa ville et ainsi contribuer à la pérennité du projet.

http://deaddrops.com/fr/

HMR


 

deaddrops

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Aram Bartholl

Aram Bartholl est un artiste Allemand ayant l’habitude de mêler réalité et web. Il joue sur la confusion des frontières entre le réel et le virtuel ce qui donne cet aspect parfois loufoque et troublant. Chaque individu est au quotidien confronté aux deux univers et l'image selon laquelle ces deux univers peuvent se confondrent reste inhabituel pour notre esprit.

La démarche d'Aram Bartholl est de rendre la réalité plus virtuelle. Dans son oeuvre, il thématise les relations entre l'espace public et l'espace privé sous forme d'interogation: "Sous quelle forme le réseau de données le monde se manifeste dans notre vie quotidienne? Quels rendements du cyberespace dans l'espace physique? Comment les innovations numériques influencent nos actions au quotidien?". Et c'est à travers ses installations, ses ateliers et ses spectacles que Bartholl développe une façon unique d'ouvrir le débat sur l'impact de l'ère numérique sur la société. 

http://datenform.de/

VM


aram_bartholl

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Comment faire son Dead Drop.

Le concept “Dead Drops” est ouvert à participation ! Si vous souhaitez installer un Dead Drop dans votre ville ou votre région, veuillez suivre les instructions d’installation ci-dessous, puis soumettez-nous son emplacement en incluant des photographies pour le faire connaitre.


Comment installer un Dead Drop

  1. Munissez-vous d’une clé USB de n’importe quelle capacité.
  2. Si possible, désassemblez la capsule plastique pour ne conserver que les parties métalliques et les circuits (pour obtenir une clé la plus fine possible)
  3. Enveloppez-la pour l’étanchéiffier
  4. Créditez l’auteur de l’installation, indiquez la date, et copiez le tout sur la clé.
  5. Cimentez la clé dans un trou ou une fissure de mur.
  6. Assurez-vous de placer la clé de manière qu’elle puisse être accessible facilement (Tout le monde ne possède pas une rallonge USB).
  7. Installez la clé dans le bon sens, avec les trous vers le haut, et la patte plastique vers le bas (voir photo).
  8. Optionnel : vous pouvez également utiliser du mastic epoxy pour fixer la clé sur d’autres surfaces.
  9. Pensez bien à nous préciser l'endroit où se situe votre Dead Drop.

http://deaddrops.com/

 

VM


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08 mars 2011

Hors la loi !?!

Le P2P, ou le démon pour Hadopi

 

Depuis une dizaine d’années, avec la généralisation de l’informatique familiale, les réseaux d’échanges de fichiers numériques ont littéralement explosés, et notamment les échanges de fichiers musicaux ou vidéo. L’équation était très simple et la généralisation du téléchargement illégal chez la jeunesse fut presque « naturelle ». La musique et le cinéma s’adressent principalement à des jeunes, ces derniers n’ont pas  ou peu d’argent. Ils sont nés avec un ordinateur dans les mains et en maitrisent donc parfaitement les ficelles, enfin les outils pour échanger les fichiers existent et sont gratuits. Ajoutons à cela l’apparition des baladeurs mp3 aux capacités de stockage de plus en plus étendu, et tout est là pour que les jeunes cessent d’acheter des disques…

Pourtant, refusant la fatalité que représente le progrès technologique, les producteurs et autres maisons de disques se battent depuis des années en France pour continuer à percevoir la manne financière que représentait autrefois le marché du disque. Utilisant pompeusement l’argument de la défense des artistes et des droits d’auteur, ces véritables rapaces ne reculent devant rien pour arriver à leurs fins… lobbying en haut-lieu, matraquage médiatique à travers la bouche d’artistes transparents pleurant pour la survie de leur métier. Sur ce point, il est important de noter que pour une fois, un sujet fait presque l’unanimité : de Pierre Perret à Booba, la grande famille des musiciens parlent d’une même voix : « Té-lé-char-ger, c’est pas bien. C’est du vol. »

Alors voilà… après moultes tentatives, les requins de la musique qui s’étaient déjà gavé sur le dos de la jeunesse pendant les 50 dernières années en vendant les disques vinyles d’abord, et les CDs ensuite, avec des marges incroyables, générant ainsi des milliards de profit, ont réussi à faire imposer la loi Hadopi, fleuron de la lutte anti-piratage.

En réalité, cette loi sortie en grandes pompes est déjà obsolète et ne permettra d’attraper majoritairement que des pépères et mémères ayant eut le toupet de downloader un album de Charles Aznavour impossible à trouver dans le commerce, et des propriétaires de réseaux wifi peut scrupuleux, qui se seront fait pirater leur connexion par leur petit voisin de 8 ans… mais chez les principaux intéressés, à savoir la tranche 12-18 ans, les « Geeks », on rigole déjà dès ces vieux qui ont un train de retard et qui ne comprennent rien aux nouvelles technologies, puisqu’ils pensent qu’apparemment, on peut arrêter le vent.

 

En réalité, le seul moyen à 100% d'empêcher une oeuvre d'art d'être copiée... et de ne pas la diffuser

En réalité, en matière de piratage, ou plutôt de copie, la loi « technique » est la suivante : "tant qu’il existera des lecteurs (PC, mp3, téléphones…etc) et des enregistreurs (PC, mp3, téléphones…etc), il est impossible d’empêcher la copie d’œuvres. En réalité, le seul moyen d’empêcher à100% une œuvre d’être copiée est… de ne pas la diffuser !" :-) C’est surement la conclusion à laquelle sont arrivés les experts du disque (ndlr: appelés aussi « les experts à Miami »). Ayant aussi remarqué que sur Internet, rien n’est anonyme, ils se sont donc orientés vers une répression axée essentiellement sur l’échange de fichiers, et non pas sur la copie.

 
Et c’est là que nous revenons à nos moutons, ou plutôt à l’idée géniale qu’a eut Aram Bartholl : puisque échanger des fichiers sur Internet est ultra surveillé, alors passons-nous d’Internet ! Voilà le principe de base du « Dead Drop »… créer un réseau de partage libre et parallèle.

Le créateur d’un point du réseau n’a que deux petites choses à faire : sceller une clé USB dans un mur ou dans tout endroit discret, en ne laissant dépasser que la partie métallique de la clé. Une fois la clé USB mise en place, il suffit de la signaler sur la carte mise en place à cet effet, et voilà ! Il ne reste plus aux utilisateurs qu’à partager avec les autres les fichiers qu’il ont envie de faire connaitre en les plaçant sur la clé, et chacun pourra venir, à sa guise se servir en se branchant et en faisant un simple copier/coller… trop fort.

Évidement, la technique n’en est qu’à ses balbutiement, et la fonction recherche n’existe pas encore. Un « Dead drop » ressemble plus à une pochette surprise dans laquelle on ne sait pas ce qu’on va trouver, mais comptons sur l’esprit aguisé des hackers de tout poil pour l’améliorer rapidement… en attendant, pour vous tenir au courant et consulter la carte mise à jour, vous pouvez toujours vous rendre sur le site créé par Aram Bartholl à cette adresse : http://deaddrops.com

http://www.al-har.fr/blog/2010/12/03/le-dead-drop-ou-le-p2p-sans-internet/ 


 

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Hadopi, la loi c'est moi

Le "projet de loi Hadopi" tire son nom de la Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des droits sur Internet (Hadopi) qu'il instaurera. Cette loi Hadopi a pour but de contrôler et voire le cas échéant punir les internautes qui se livrent au téléchargement illégal.

Le projet est issu du "projet de loi Oliviennes" signés le 23 novembre 2007, suite à la mission sur la lutte contre le téléchargement illicite et pour le développement de l'offre culturelle légale sur Internet mené par Denis Oliviennes (ex-PDG de la Fnac).

La loi vise à enrayer le téléchargement illégal de musique et/ou de films. Pour ce faire, le texte institut un mécanisme de "riposte graduée ", sous la houlette de la Haute autorité administrative. Lorsqu'un internaute téléchargera illégalement une oeuvre musicale ou cinématographique depuis Internet, il sera rappelé à l'ordre, d'abord par l'envoi de mails d'avertissement puis, en cas de récidive, d'une lettre recommandée, et enfin par la suspension, voire la résiliation de son abonnement Internet.

Les opposants sont nombreux : associations d'internautes, de citoyens, députés européens et français, avocats... Le magazine SVM a également lancé une pétition en ligne contre le texte. Ils jugent la mesure de suspension de l'accès à Internet "disproportionnée", puisqu'elle impliquerait une "mort sociale électronique" de l'internaute visé par la sanction.

HMR


 

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Hadopi droit dans le mur

Le téléchargement en pleine rue pour éviter les contrôles

En ces temps d’Hadopi et d’ACTA (le traité international sur le copyright), le principe du Dead Drop déjoue les lois encadrant le téléchargement illégal. Il a trouvé la solution pour éviter les contrôles, disséminer des clés USB dans les rues de New York dans un premier temps. Pour échapper aux contrôles sur internet, le “peer to peer” (comme si vous pokiez quelqu’un dans la vraie vie!), passe hors ligne et retrouve la rue. Plus besoin de planquer les derniers CD sous la veste, un nouveau moyen de partage de donnée est en train de voir le jour aux États-Unis mais également en France.

L’idée de Aram Bartholl, a trouvé une drôle de manière de matérialiser l’échange numérique. Il s’agit de placer des données numériques sur une clef USB dissimulée et cimentée dans un mur. Ainsi, les passants peuvent brancher leur ordinateur et partager ou consulter à leur tour des films, des musiques, ou tout autres documents avec les autres passants. Les clefs étant dissimulées dans l’environnement urbain, c’est le bouche à oreille sur internet ou dans la rue qui permet de localiser les lieux où se trouvent ces petits trésors numériques. Ce terme rappelle une tactique utilisée dans l’espionnage pour partager des informations. Mais Aram Bartholl pense diffuser une documentation complète, un petit film, des cartes interactives et un manuel pour faire son propre « dead drop ».

VM 


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09 mars 2011

Database, Map & Submit

C'est en octobre 2010 que les premières clefs USB ont été installées par l'artiste lui même à New-York. Depuis le projet ne compte pas loin de 300 clefs USB répartit dans une vingtaine de pays et présent sur les 5 continents. 

Mais comment est utilisé ce nouveau moyen de partage ?

Quel type d'information retrouve t'on sur les clefs USB ?

Qui utilise principalement ce moyen de communication ?

HMR


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Dead Drop made in France

Parfait "RAMDAM" (nom français pour un "BUZZ"), le Dead Drop permet une nouvelle forme de communication, apportant une touche dynamique et jeune.

C'est à Lyon que le label BEE records en relation avec Galacticut que le premier Dead Drop Lyonnais à vue le jour. Regroupant un label de musique électronique regroupant des artistes tels que: Nth Synthesis, Cosmo 70 ou encore Miso Soup, et Galacticut qui est une association spécialisée dans l'événementiel.

Contrairement aux premières Dead Drop posées, fixées, encastrées par Aram Bartholl dans les rues et recoin de New-York; les clefs USB proposeront déjà de l'information. En effet au sein de ces clefs USB vous pourrez trouver le dernier maxi de Miso Soup: " That's the way the cookie crumbles", ainsi qu'un certain nombe de goodies.

Surprise suplémentaire : un jeu concours. En effet il y a la mise en place d'un jeu de pistes offrant aux trois premiers "Dead Dropper" qui trouverais l'ensemble des clefs USB de gagner des invitations aux soirées organisée par Galacticut, des titres à télécharger gratuitement chez le label BEE et des t-shirts.

http://www.beerecords.com/

http://www.galacticut.com/

HRM 


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10 mars 2011

Dead Drop chez les Ch'tis

Selon Marie Tranchant de Nord Éclair, la clef USB ne serait pas encore périmée, à l'heure du wi-fi, du blue tooth et des autres réseaux sans fil. La rédactrice de Nord Éclair n'as pas tort dans le cas ou l'on s'en sert d'une autre façon. "Pas en mode nomade, mais sédentaire, justement. Pas en la transportant dans sa poche, mais en la fixant à un mur, dans la rue".

La ville de Lilles passe a son tour dans l'ère du concept "Dead Drop". Le concept de Aram Bartholl est passé outre atlantique pour atterrir dans notre métropole. Après la ville des lumières Lyon voilà le concept à Lille via l'association Build Up, née il y a peu rue de Wazemmes (mais ce n'est pas la seule). 

L'idée a séduit d'entrée Tarik Benlahchemi et Richard Deroubaix, fondateurs de Build Up. Et la première clé a été installée sur la façade du 98 rue de Wazemmes.

La recherche des "Dead Drop" entraine un jeu de piste dans la ville pour ceux qui sont a la recherche des toutes dernières musiques ou des toutes dernières vidéos. Il est possible de laisser des indices sur les clefs déjà connu mais l'effet de surprise sera moindre. 

Avant Lille, Paris, Toulouse, Rennes s'y étaient déjà mis. Cette fois, on verra pousser quelques-uns de ces forums d'échange du XXIe siècle sur les murs lillois, celui de la rue de Wazemmes serait déjà le treizième en France. Alors, ouvrez les yeux, cherchez et faites passer : c'est peut-être le moyen de communication de demain qui est en train de naître.

Outre leurs activités de studio et de label de musique, les fondateurs de Build Up avaient promis de proposer des choses en terme de diffusion d'informations. Ils ont installé leur première « dead drop » à Lille : une clé USB à laquelle on se branche pour échanger des données. www.build-up.org

VM



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13 mars 2011

Coup d'oeil sur l'actualité #1

Peer-to-peer, la fin d'un protocole ?

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"Quelle est la prochaine étape pour Napster ? Comment Shawn Fanning, 19 ans, a bouleversé la musique... et beaucoup plus", titre le Time en octobre 2000. L'article du magazine décrit l'histoire du service musical Napster comme l'irrésistible ascension de cet étudiant de l'université de Boston, qui travaille près de seize heures par jour à son logiciel, bientôt utilisé par des millions d'internautes.

Pourtant, la success story tourne court. A son zénith, le pionnier des logiciels de P2P a compté entre 40 et 50 millions d'usagers. Mais le logiciel de partage, fondé en mai 1999 par Shawn Fanning et Shawn Parker, se heurte, quelques mois plus tard, en septembre 2001, aux ayants droit. La Recording Industry Association of America (RIAA), l'équivalent américain de la Sacem, demande 20 milliards de dollars (14,4 milliards d'euros) de dommages et intérêts... Elle n'en obtiendra finalement que le centième, après un accord à l'amiable. Mais Napster n'a pas tout perdu. En 2008, le service est racheté, au prix fort (121 millions de dollars, soit 87 millions d'euros), par le groupe de distribution Bestbuy. Napster est désormais un service légal de musique.

Ses successeurs Limewire ou Kazaa, qui font appel à des technologies plus décentralisées, ont connu des fortunes diverses (voir l'infographie) depuis le milieu des années 2000. Mais, dans la plupart des cas, la bataille judiciaire a tourné à leur désavantage. A la fin de 2007, le client Limewire était présent sur un tiers des PC dans le monde. Mais, également attaquée en justice par la RIAA, l'entreprise du même nom a dû cesser ses activités, au terme d'une longue procédure. A la fin de novembre, la justice suédoise a confirmé en appel les peines de prison ferme infligées aux fondateurs de l'annuaire de fichiers pair-à-pair The Pirate Bay.

Kazaa a, pour sa part, dû verser 115 millions de dollars aux ayants droit musicaux. Comme Napster, l'ancienne gloire du téléchargement en P2P s'est muée en service de musique légal, uniquement disponible aux Etats-Unis. Pas BitTorrent, leur principal successeur. "Napster et Kazaa ont œuvré pour devenir des entreprises de médias. BitTorrent est, pour sa part, une entreprise de technologies", explique au Monde.fr Bram Cohen de BitTorrent, un service qui revendique plus de 100 millions d'utilisateurs mensuels.

En France, le procès d'Emule Paradise, dont le créateur est accusé d'avoir permis le téléchargement de plus de 7 000 films entre 2005 et 2006, a été renvoyé à l'instruction, à la fin du mois de janvier. Mais le site, qui d'après les enquêteurs générait d'importants revenus, reste fermé. "Plus de 90 % des contenus sur ces réseaux de partage circulent sans l'autorisation des ayants droit. Un business model basé la-dessus est compromis", souligne Patrick Waelbroeck, enseignant-chercheur à Telecom ParisTech et spécialiste du téléchargement illégal.

UN PROTOCOLE MENACÉ PAR LE STREAMING

Ces procès à répétition, ainsi que la mise en place de dispositifs comme Hadopi, amorcent-ils le déclin du protocole P2P ? "Des technologies comme BitTorrent n'ont pas de business model, ce sont des technologies qui ont finalement un coût assez faible de fonctionnement et peuvent donc survivre avec très peu de moyens", poursuit M. Waelbroeck. Toutefois, les services de P2P doivent faire face à une concurrence de plus en plus accrue des sites de téléchargement direct (direct download) comme MegaUpload ou RapidShare, ou de musique en diffusion directe ou streaming

Selon une enquête pour la Hadopi (.pdf) menée auprès de 2 échantillons représentatifs et présentée en janvier, 25 % des internautes français sondés utilisent le P2P, 25 % le direct download et 54 % le streaming pour consommer gratuitement des produits culturels sur Internet. "La loi Hadopi a changé le comportement des internautes. La part du P2P est stable depuis plusieurs années, mais l'utilisation du direct download et du streaming – payant ou non – explose",analyse le chercheur.

Mais, pour Bram Cohen de BitTorrent, les sites de téléchargement direct sont loin de faire de l'ombre au peer-to-peer. "Quand on télécharge directement depuis une source unique, on dépend inexorablement du débit de cette source originale", note-t-il. Ces sites peuvent donc faire l'objet de mesures de filtrage ou de bridage.

Au final, "les internautes semblent peu disposés à payer pour la musique en ligne. D'un autre côté, on voit des services payants comme iTunes d'Apple, Fnac, Virgin, Amazon vendre des titres. Les deux modèles coexistent, mais il ne faut pas croire que tout le monde se tournera systématiquement vers l'offre légale si l'on arrête le peer-to-peer", conclut Patrick Waelbroeck.

DE NOUVELLES PERSPECTIVES POUR LE P2P

Le P2P ne se limite pas non plus aux échanges de fichiers illégaux sur PC. Au-delà de ses applications légales dans la diffusion de fichiers, cette technologie pourrait fournir des services utiles dans d'autres domaines, y compris dans les connexions à bas débit (voir cet article). Mais le succès de ce protocole sur des plates-formes mobiles comme les smartphones demeure incertain. "Le P2P n'est pas un enjeu stratégique sur les mobiles, car le débit est encore trop faible. Son utilisation pour le streaming est, par contre, prometteuse, avec le développement du haut débit et des réseaux Wi-Fi ouverts", note M. Waelbroeck.

Bram Cohen compte justement présenter cette année Pheon, un système dont l'objectif est d'appliquer le P2P au streaming. Peter Sunde, cofondateur de The Pirate Bay, souhaite aussi utiliser cette technologie pour créer une alternative au système DNS, qui gère la manière dont les informations sont "orientées" sur Internet. "Nous voulons attirer l'attention des gens sur le fait que la structure actuelle d'Internet, avec quelques nœuds centraux – les serveurs racines et les domaines de premier niveau .com, .net et .org, par exemple – est dangereuse et peut facilement être bloquée par quelqu'un", fait valoir M. Sunde.

Très consommateur de bande passante, support de partage illégal de fichiers, le P2P a fréquemment été montré du doigt. "Le trafic P2P a souvent été considéré comme un fardeau de l'Internet”, concède Bram Cohen, qui travaille à une nouvelle version de son protocole, plus respectueuse des réseaux. "Avec un protocole P2P comme µTorrent Transport Protocol, nous pouvons améliorer la performance du Réseau tout entier", conclut le créateur de BitTorrent.

Laurent Checola

http://www.lemonde.fr/week-end/article/2011/03/11/peer-to-peer-la-fin-d-un-protocole_1490997_1477893.html

 


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